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Les communicateurs catholiques pleurent la mort de Robert Molhant

jeudi 14 avril 2016, par SIGNIS

Bruxelles, 14 avril 2016 (SIGNIS). Nous avons le regret de vous annoncer la triste nouvelle de la mort inattendue de Robert Molhant, dans la nuit du 11 avril, à son domicile à Bruxelles. Premier secrétaire général de SIGNIS (2002-2005), et secrétaire général de l’OCIC, l’organisation catholique internationale du cinéma, (1979-2002) pendant plus de 20 ans, c’était un pionnier créatif dans le monde des communications catholiques. Lors de sa retraite de SIGNIS, il a repris la présidence du CREC International, le centre de recherche et d’éducation en communication, créé par Pierre Babin à Lyon en 1971.

Le Président de SIGNIS, Gustavo Andujar, a déclaré : « Je viens d’apprendre la triste nouvelle de la mort soudaine de notre bien-aimé Robert Molhant. C’était un géant des communications catholiques, qui, avec un charisme incomparable et une vision éclairée, savait comment motiver les gens et mobiliser les ressources pour servir efficacement l’Eglise dans son domaine, ce qui est vital pour le présent et le futur de l’évangélisation. Un ami cher, un père et un grand-père aimant, un homme intègre, un homme bon. Nos pensées et nos prières sont avec sa famille. Qu’il repose en paix ».

Pendant ses années au sein de l’OCIC et puis de SIGNIS, il a toujours cherché à étendre la portée et l’influence des deux organisations. Un homme avec une personnalité chaleureuse et généreuse, il encourageait avec passion le développement des communications catholiques à travers le monde, et il manquera grandement à ses nombreux amis. Il a mis un point d’honneur à rendre visite aux membres des associations à travers le monde, en offrant son soutien personnel et ses encouragements. Ses voyages étaient tellement nombreux que l’on ne savait jamais dans quelle partie du globe il se trouverait après !

Robert est né à Bruxelles en 1940 et a étudié la littérature et le cinéma à l’Université Catholique de Louvain, avant de devenir enseignant dans une école secondaire à Bruxelles. A la fin des années 1960, il fut le président du Conseil de la jeunesse catholique en Belgique francophone, puis secrétaire général de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Catholique et président de la Commission Justice et paix francophone de Belgique. En 1979, il a été recruté par Yvonne de Hemptinne afin de devenir le premier secrétaire général salarié de l’OCIC.

Ce fut le début d’une nouvelle ère pour l’OCIC. Avec le dominicain Ambros Eichenberger, président de l’OCIC, il a organisé un grand nombre de jurys (catholiques, œcuméniques et interreligieux) dans des festivals de cinéma et de télévision partout dans le monde : Cannes, Berlin, Venise, Monte-Carlo, Ouagadougou, La Havane, Mar del Plata, Téhéran… Il dynamisa la présence des membres de l’OCIC dans des jurys internationaux, non seulement en Europe, mais aussi en Amérique Latine, comme à La Havane et Mar del Plata. Il avait un intérêt particulier pour le cinéma africain et, grâce au soutien de l’Unesco, l’OCIC a publié une collection de livres sur ce sujet.

C’est lors de son mandat que l’OCIC et Unda (l’Association catholique mondiale pour la radio et la télévision) ont commencé à collaborer plus étroitement. Robert a travaillé avec plusieurs secrétaires généraux de Unda, et en 1980, le premier congrès organisé conjointement eut lieu en Asie (Manille), suivi par Nairobi (1983), Quito (1987), Bangkok (1990), Prague (1994), Montréal (1998) puis Rome (2001). Il est également à l’origine d’une autre initiative remarquable, le Marché international de la vidéo religieuse (Chantilly 1986, Lisbonne 1988, Driebergen 1992, Cologne 1996, Vilnius 2000 et Rome 2001). Le résultat final fut la fusion des deux organisations, en 2001, et la création de SIGNIS.

Robert devint le premier secrétaire général de SIGNIS en même temps que Peter Malone en devenait le premier président. Renouvelant l’héritage de l’OCIC et de Unda, il emmena SIGNIS dans une nouvelle direction, celle des médias pour une culture de paix, englobant une vision plus large de la société. En 2005, il quitta ses fonctions de secrétaire général mais continua, jusqu’à la fin de 2010, à animer le département télévision au sein de SIGNIS, qu’il avait lui-même créé.

Il fut nommé en 1985 en tant que consulteur pour le conseil pontifical pour les communications sociales et a contribué, pendant plus de vingt ans, à la préparation de nombreux documents de l’Eglise sur les médias, notamment Aetatis Novae (1992), l’éthique dans la publicité (1997) et l’Eglise et Internet (2002).

Pour marquer sa retraite de SIGNIS en 2005, Robert fut nommé Chevalier Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand par le Pape. En 2006, il reçut un Doctorat en communications sociales (Honoris Causa) de l’Université Salésienne de Rome pour l’ensemble de sa carrière. Ses efforts pour s’assurer que l’OCIC et SIGNIS se développent en tant qu’organisations professionnelles, influentes et mondiales, qui contribuent au développement des médias de qualité et « donnent une voix aux sans voix et un visage aux sans visages », furent salués.

C’était un homme dévoué à sa famille, à ses trois enfants et six petits-enfants. Nos pensées et prières leur sont adressées.

Cliquez ici pour voir, ou re-voir, des moments clés de Robert au sein de SIGNIS et de l’OCIC.

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