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60ème anniversaire du CIFEJ

vendredi 11 décembre 2015, par SIGNIS

Téhéran, Bruxelles, 11 décembre 2015 (CIFEJ/SIGNIS/GC). Il y a soixante ans, suite à la conférence organisée par l’UNESCO à Edinburg, le Centre international du film pour l’enfance et la jeunesse (CIFEJ) a été fondé.

Le CIFEJ, organisation non gouvernementale, est un réseau mondial et multiculturel regroupant des réalisateurs et des professionnels des médias audiovisuels pour les enfants et les adolescents.

Ce centre international encourage la production, la diffusion et la promotion des médias audiovisuels pour les enfants et les adolescents, ainsi qu’un centre de recherches et d’échanges d’expériences dans ce domaine.

Il soutient les festivals et les éducateurs des médias qui offrent aux enfants une occasion de s’exprimer via la caméra en leur enseignant l’esthétique, le vocabulaire, l’histoire, les techniques de production et la critique en projetant des films. Depuis quelques années, son siège social se trouve à Téhéran. Son président est le Chinois Hou Keming et le secrétaire général est l’Iranien Mohsen Chiniforouchan. Parmi les fondateurs, on retrouve l’Organisation Catholique International du Cinéma (OCIC).

La fondation du CIFEJ et le monde catholique du cinéma

Dès les débuts du cinéma, des Catholiques ont été conscients de l’importance des films pour les enfants. Bon nombre de paroisses installent, dès 1910, des salles de cinéma qui proposent aux enfants des films religieux, mais également des films au contenu éducatif.

Au début des années ’20, des mères catholiques lancent un appel aux critiques catholiques de cinéma pour qu’ils guident les choix cinématographiques de leurs enfants. L’Union Internationale des Ligues Féminines Catholiques, UILFC devenue l’UMOFC, prend en 1928 l’initiative de rassembler les catholiques travaillant dans le milieu du cinéma pour qu’ils fondent une organisation : c’est ainsi que naît l’OCIC.

Après la deuxième guerre mondiale, le cinéma pour la jeunesse devient une des priorités de l’OCIC, dont les membres fondent des ciné-clubs ou s’engagent en faveur du cinéma pour les enfants, comme le père dominicain Léo Lunders et le président de l’OCIC, Jean Bernard. Lunders est alors devenu l’un des grands experts du cinéma et l’enfance, et a parcouru le monde en donnant des conférences. En 1950, il est le responsable du service des films pour enfants de l’OCIC et il préside à Venise les premières journées d’études consacrées aux films pour enfants. Cette rencontre a amorcé la naissance du Centre international du film pour l’enfance et la jeunesse (CIFEJ).

En 1953, il a publié « Introduction aux problèmes du cinéma et de la jeunesse », où il s’est attaché non seulement au côté psychologique de la question, mais également à la compréhension. Dans cette perspective, il a suivi l’évolution du monde du cinéma et le développement prodigieux de la télévision, ainsi que les transformations dans la répartition des loisirs. Le résultat est l’étude, parue en 1963, « L’attitude actuelle des jeunes devant le cinéma ».

Cette préoccupation pour les jeunes et les enfants face à la télévision et le cinéma explique pourquoi l’OCIC a soutenu la création du CIFEJ sous les auspices de l’Unesco en 1955, devenant ainsi un des co-fondateurs de l’organisation. Depuis, l’OCIC et maintenant SIGNIS, est membre de cette association, seul organisme international non gouvernemental regroupant des professionnels engagés à promouvoir l’excellence et la diversité culturelle dans les médias audiovisuels pour l’enfance et la jeunesse à travers le monde.

SIGNIS et le CIFEJ

A partir des années ’50, des membres de l’OCIC ont également porté une grande attention au cinéma et aux enfants. A la fin des années 1960, des membres de l’OCIC et d’autres organisations comme l’Unicef lancent le PLAN DENI en Amérique Latine pour l’éducation aux média des enfants, incluant le cinéma. Ce projet est encore d’actualité.

Dans les années 1980, Unda, en concertation avec l’OCIC, développe également une section s’occupant de l’éducation aux médias. Lors de la fusion de l’OCIC et de l’Unda en 2001, SIGNIS a réuni toutes les expériences de ses membres dans ce domaine.
Depuis la fondation de SIGNIS, la problématique des enfants et des jeunes dans les médias et l’éducation aux média reste l’une des priorités.

Des projets avec le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) ont d’ailleurs été entrepris et présentés lors du Congrès mondial de SIGNIS à Chang Mai en 2009, dont le thème principal était les enfants et les médias. Actuellement, SIGNIS est présent au festival du cinéma pour enfants à Zlin (Rép. Tchèque), à Divercine (Uruguay) et, nouveauté pour 2016, à Chemnitz, au Festival International du Film de Schlingel.

Plus d’infos, sur le site du CIFEJ.

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