ACCUEIL >Nos actions >Cinéma

Les journées cinématographiques de la femme africaine de l’image

jeudi 14 avril 2016, par SIGNIS

Ouagadougou, 14 avril 2016 (Africanews). Lors de la quatrième édition des journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA), des femmes africaines cinéastes se sont réunies en mars à Ouagadougou au Burkina Faso. L‘événement vise à accroître leur participation dans le cinéma et leur donner une plate-forme pour leur permettre de raconter leurs propres histoires.

Les JCFA se déroulent dans le cadre du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui se tient tous les deux ans au Burkina Faso. Le but de ces journées est d’examiner et de promouvoir la contribution des femmes africaines réalisatrices au cinéma.

Pour cette quatrième rencontre, plus de 37 films produits par des femmes de 20 pays différents ont été présentés. Lors des éditions précédentes du FESPACO, les films et entrées de documentaires des cinéastes femmes étaient rares.

Habibou Zoungrana, cinéaste burkinabè, milite en faveur d’une participation féminine maximale dans la réalisation des films, en particulier dans les coulisses : « Vous savez, le travail de cinéma est un travail à la chaîne, c’est un travail d‘équipe et chacun apporte sa contribution, chacun apporte sa pierre. Et au niveau de nos pays, les comédiens et les comédiennes doivent beaucoup apporter aux films. Et généralement, on n’a pas d‘école de formation de comédiens. Donc, c’est une occasion pour qu’on fasse un clin d‘œil à ces femmes qui se battent jour et nuit pour porter nos projets, pour porter nos films par leurs jeux et par leurs talents ».

En dépit des difficultés d’accès au financement, Zoungrana espère que les femmes se serviront de cette plate-forme pour raconter leurs propres histoires d’une manière qui les honore. « Mon souhait est que ces JCFA perdurent et qu’il y ait beaucoup plus de femmes invitées ; que ce soient des techniciennes, des réalisatrices, des comédiennes et toutes celles qui rentrent dans la chaîne de fabrication du film » a-t-elle ajouté.

Au cours de l‘événement de quatre jours, en plus de la projection de films, il y a eu des master-class, des panels, des conférences, des ateliers et de nombreux échanges.

Abonnez-vous à notre Newsletter
SIGNIS in the world
Choose your organization in the world.

Adds