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Neige et les arbres magiques

mercredi 25 novembre 2015, par SIGNIS France

(films d’animation collectifs. France, 2015, 0h50)

Lyon, 25 novembre 2015 (Magali Van Reeth) - 4 courts-métrages, aux ambiances très différentes et de grande qualité artistique, sont regroupés pour une sortie en salle destinée aux tous petits.

Les 3 premiers courts-métrages de ce programme des studios Folimage permettent aux plus jeunes spectateurs (dès 4 ans) de voir une histoire se dérouler à l’écran. Pas de dialogue, ce qui évite les sous-titres ou les erreurs d’audition, mais une bande son de qualité qui participe au déroulement du récit, donne le rythme et même des pointes d’humour. Chaque film est comme une comptine, poétique et musicale. Les dessins sont soignés et inventifs. Un régal pour tous les âges.

Tigres à la queue leu leu de Benoît Chieux (France, 2014,6mn)

Un petit garçon très paresseux est houspillé par sa mère pour participer aux travaux de la maisonnée. Dans un décor asiatique, une histoire sans parole, parsemée d’humour et de débrouillardise.

La Petite pousse de Chaïtane Convcersat (France, 2015,10 mn)

Entre une machine à coudre et un jardin capable de se transformer, une jeune fille coud des robes fleuries. Une ballade végétale dont le très beau graphisme est un enchantement.

One, Two, Three de Yulia Aronova (France, 2014,7 mn)

A travers la campagne et le village, un arbre chausse des bottes et commence une amusante farandole. Tout le monde est alors lié et délié par des objets quotidiens, soudain doués d’une énergie sautillante.

Neige d’Antoine Lanciaux et Sophie Roze (France, 2015, 28 mn)

Le dernier film du programme est à la fois plus long et plus complexe. Lors d’une violente tempête de neige, Philémon s’aperçoit qu’une famille inuit s’est installée à côté de chez lui. Deux garçons, venus de deux cultures différentes, et bien qu’ils ne parlent pas la même langue, vont apprendre à s’apprécier et à jouer ensemble.

Les personnages et une partie des décors sont réalisés en papier découpé, ce qui donne beaucoup de fluidité à l’ensemble, le papier glisse sur le papier, comme la neige glisse sur le paysage. L’ensemble garde un côté très doux et poétique qui va bien avec la saison froide et les rencontres exceptionnelles. Les réalisateurs ont aussi réalisé un gros travail de recherche sur les Inuits, peuple qui a souvent fasciné les auteurs pour enfants. Dans ce court-métrage, il y a des dialogues mais chaque enfant parle dans sa langue. Ce qui ne gêne jamais la compréhension du récit mais permet de lui garder une part de mystère, ou de réalité car dans la vraie vie, les jeunes enfants ne réalisent pas toujours que leurs compagnons de jeux ne s’expriment pas avec les même mots.

Au-delà de cette rencontre entre deux enfants, le film évoque avec délicatesse le sort de ces peuples nomades que des situations politiques, ou une dégradation des conditions de vie (économiques ou climatiques), jettent sur les routes d’autres pays.

Magali Van Reeth

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