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Phantom Boy

jeudi 22 octobre 2015, par SIGNIS France

(d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli. France, 2015, 1h23)

Lyon, 14 octobre 2015 (Magali Van Reeth) - Un séjour à New York en compagnie d’un fantôme bienveillant et quelques aventures rocambolesques, ou émouvantes. Un film d’animation féerique.

Léo a 11 ans et une grave maladie l’oblige à un long séjour à l’hôpital. Entre les visites de ses parents et de sa petite sœur, il s’ennuie. Alors il explore les couloirs et rend visite à d’autres malades. Avec beaucoup de discrétion car la maladie lui a permis de sortir de son corps, de passer à travers les murs et de voler dans le ciel. La métaphore du don de soi est filée avec discrétion par un fantôme bienveillant.

L’histoire policière qui double le thème de la maladie et permet de faire un clin d’œil aux "super héros" du folklore américain, est très simple mais menée avec une grande finesse. Même si on sait que tout va bien se terminer, on ressent avec plaisir la tension des scènes finales car le dénouement est palpitant. On tremble pour Mary, l’audacieuse journaliste guidée par Alex, le lieutenant de police malchanceux. Quant au méchant, que tous identifieront, il porte un long imperméable de couleur indéfinissable et un chapeau qui dissimule en partie son visage "cassé".

Phantom Boy, comme les autres longs-métrages du studio français Folimage de Valence, montre le meilleur de la création graphique contemporaine. Techniciens, animateurs et créateurs travaillent en équipe et sur différents supports (papier, ordinateur) pour réaliser des films de qualité. Qualité graphique mais aussi innovation dans la réalisation, le scénario, la musique (ici Serge Besset). Les voix des personnages animés sont celles de grandes vedettes du cinéma classique : Audrey Tautou, Edouard Baer, Jean-Pierre Marielle, Jacky Berroyer.

Les décors sont réalisés avec des craies à la cire sur papier. C’est une promenade mythique dans la ville de New York, ré-inventée par les réalisateurs, Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, qui avaient déjà signé ensemble Une Vie de chat. Promenade qui devient féerique au crépuscule lorsque les lumières artificielles donnent un air de fêtes aux grands immeubles qui grattent le ciel et aux petits magasins qui bordent les trottoirs.

Un film palpitant, émouvant et divertissant pour tous les publics à partir de 8 ans.

Magali Van Reeth

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