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mercredi 6 avril 2016, par SIGNIS France

(de Fabienne Berthaud. France/Allemagne, 2015, 1h50)

Lyon, 6 avril 2016 (Antoine Paoli) - Romy et Richard partent aux USA pour un voyage intime, à la recherche du salut de leur couple. Mais leur couple continue de s’auto-détruire et Romy quitte Richard pour vivre un road-trip à la recherche d’elle-même.

Pour une fois ce road-trip met à l’honneur une femme, brillamment interprété par Diane Kruger, dont on tombe peu ou prou amoureux, tant la fragilité comme la force de son personnage tient dans une forme d’honnêteté morale intérieure, qui fait rayonner sa beauté naturelle.

Les personnages du récit sont peints tout en couleurs vives. Gilles Lelouch en Richard amoureux ébranlé par cette femme qui ne peut pas avoir d’enfant de lui ; la vieille femme indienne tout en consolation et vérité que rencontre Romy vers la fin de ce périple et Diego qu’elle aime en vérité, personnage perdu et défait par une guerre qui le ronge physiquement et qui joue sans excès......

Le rythme du film est palpitant et ménage de longs moments de pause. Quelques plans fixes sur Diane Kruger où sa beauté est magnifiée, rayonne, nous invite à une méditation sur le sens profond du visage, rencontre avec l’altérité indéfinissable de l’Autre ; de longs plans sur ce paysage américain extraordinaire et fascinant qu’elle entreprend après avoir acheter une vieille voiture américaine ; le choix des lieux, les motels ordinaires, Las Vegas (la ville des anges comme les enfants morts-nés qu’elle a eu ?), le désert... C’est la vie qui se déploie sous ses multiples facettes et qui nous appelle à suivre Romy, à vivre et découvrir cette nouvelle vie à ses côtés.

C’est le thème de la naissance, naissance d’une femme, naissance d’un enfant, qui traverse ce très beau film, avec cette question : l’amour est-il nécessaire à toute naissance ? C’est oui semble-t-il pour Romy, personnage romantique contemporain qui se cherche "en femme libre"que Diane Kruger nous rend très attachante.

L’épilogue du film nous a fait penser à celui du film Les Innocentes d’Anne Fontaine. Les femmes réalisatrices sont-elles entrain de nous faire découvrir les enjeux invisibles et visibles de ce fait extraordinaire : la naissance d’un enfant ?

Antoine Paoli

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