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Des journalistes sud-soudanais formés à la couverture des conflits

jeudi 16 février 2017, par SIGNIS

Juba, 16 février, 2017 (UNESCO). Une cinquantaine de journalistes de stations de radios de plusieurs régions du Soudan du Sud ont eu l’opportunité de suivre une formation sur le journalisme de paix et la manière de traiter des sujets sensibles. La formation, sous le thème « Communiquer avec les communautés », était dirigée par l’UNESCO et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement). Cet atelier de trois jours a permis aux journalistes d’apprendre de nouvelles techniques de reportages, dans le but de promouvoir la construction de la paix dans le pays.

Lors de l’ouverture, Justine Aler De Mayen, sous-secrétaire du ministre de l’information, de la communication, des télécommunications et des services postaux, a expliqué que le gouvernement supportait la liberté de la presse : « le gouvernement du soudan du Sud respecte la liberté de la presse parce que c’est la raison pour laquelle nous nous sommes battus jusqu’à notre indépendance en 2011. Donc nous devons la défendre ».

Les journalistes participants appartiennent au « réseau de radios pour la paix » (RaPNET- Radio for Peace Network). Josephine Achiro, emplyée du réseau, a insisté auprès des participants pour qu’ils incluent leurs communautés dans leurs programmes : « la communauté devrait faire partie du contenu que vous produisez, et la radio devrait répondre aux besoins des communautés ».

La formation sur la manière de couvrir des conflits sensibles s’est surtout centrée sur les lignes directrices à suivre, l’importance de la sensibilité homme/femme, la sécurité des journalistes travaillant dans des zones de conflit et l’importance de l’éthique.

A la fin des trois jours, les journalistes ont expliqué avoir pu améliorer leurs compétences et compréhension de la manière selon laquelle les médias peuvent être utilisés pour promouvoir la paix. « Je suis une jeune diplômée. Mais je sais maintenant comment couvrir un conflit. Par exemple, je sais que dans un conflit, un journaliste ne doit pas seulement s’intéresser aux parties directement impliquées, mais également aux solutions proposées pour le résoudre », a expliqué Viola Elias, 24 ans, diplômée de l’université chrétienne d’Ouganda.

Moses Okwera Daniel, journaliste de 23 ans pour la radio « Voice of Freedom » a déclaré : « c’était la première fois que j’assistais à une formation de la sorte. Je sais désormais comment planifier et mener des interviews. J’ai également appris que les journalistes qui travaillent dans des situations de conflit doivent toujours prendre des précautions ».

Tous les participants se sont accordés sur le fait que, s’ils sont bien utilisés, les médias peuvent jouer un rôle dans l’apaisement des conflits et dans la construction de la paix.

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