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L’Equateur célèbre la Journée des Journalistes

mardi 5 janvier 2016, par SIGNIS

Quito, Bruxelles, 5 janvier 2016 (SIGNIS/Andes). Ce mardi 5 janvier, la Journée des Journalistes est célébrée en Équateur. Cette journée a été choisie par le Congrès National en 1992, en mémoire d’Eugenio de Santa Cruz y Espejo, héros de l’indépendance et fondateur de « Primicias de la Cultura de Quito », le tout premier journal du pays publié le 5 janvier 1792.

Les journalistes et professionnels de la communication ont acquis ces dernières années en Équateur de nouveaux droits qui leur permettent d’effectuer leur travail dans de meilleures conditions. En 2013, la loi sur la Communication a été adoptée. Elle donne notamment le droit aux journalistes d’obtenir un salaire correct. Un amendement constitutionnel a également été adopté pour que la communication soit vue comme un service public.

« La reconnaissance du droit à une meilleure rémunération, à une sécurité sociale et à d’autres garanties établies par la constitution et la Loi est un grand pas pour la liberté d’expression et le droit des journalistes dans notre pays », a déclaré Pauline Mogrovejo, de la Cordicom (Conseil de régulation de l’information et de la communication).

Elle a aussi rappelé qu’il reste encore de grands défis dans le pays, comme la création de radios communautaires. Patricio Barriga, secrétaire des Communications, s’est aussi exprimé à ce sujet « avant que la loi ne soit adoptée, les journalistes communautaires étaient exclus et les médias ruraux ne faisaient que reproduire l’information des médias des grandes villes. On peut compter 46 nouvelles stations de radio depuis la création de la nouvelle loi sur la communication et, grâce à cette loi, les professionnels de la communication offrent une information plus exacte et vérifiée. Ils doivent toujours chercher la vérité sans aucun intérêt politique », a-t-il dit à radio Ciudadana.

Selon l’agent en charge du contrôle de la communication, Carlos Ochoa, la plupart des médias respectent la loi. Les journalistes sont plus responsables depuis l’adoption de la loi. « Ils s’informent plus, ils vérifient l’information, ils ont plus de respect lorsqu’ils publient une nouvelle. D’autre part, ils sont aussi plus respectés car la loi les protège des menaces potentielles liées à leur travail ».

En plus, les citoyens peuvent se défendre légalement. « Dans le passé, les médias publiaient n’importe quoi. Le lecteur ne pouvait que lire passivement et supporter ce qu’on disait sans avoir la chance de participer au processus de communication. Maintenant, le droit de réponse et de rectification existe », a-t-il signalé.

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