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Les journalistes congolais mobilisés contre l’agression de leur consœur de RTVS1

vendredi 20 novembre 2015, par SIGNIS

Bruxelles, Kinshasa, 20 novembre 2015, (Radionet/SIGNIS/ Saint Hervé M’Buy/L’Avenir). La corporation des journalistes va dire non à la violence sous toutes ses formes consécutivement aux sévices physiques administrés à la consœur de RTVS1 à Kinshasa, le 16 novembre dernier.

Francine Bitshi, de la RTVS1, a été agressée, molestée et humiliée lundi 16 novembre par des étudiants. Suite à cette attaque, Journaliste en Danger (JED) a demandé à l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) d’organiser des protestations officielles.

Le seul tort de la journaliste était d’avoir voulu couvrir et relayer les revendications de ces étudiants qui protestaient contre des majorations de leurs frais académiques, et qui se sont ainsi affrontés aux forces de l’ordre. JED et la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) exigent qu’une enquête soit ouverte, JED considère qu’il s’agit là d’un acte de violence inacceptable contre un journaliste en plein exercice de sa profession :

« Nous avons exigé qu’une enquête soit ouverte rapidement pour identifier les agresseurs de notre consœur, afin que cette nième agression contre un journaliste ne reste impunie. Mais nous savons qu’il n’y aura aucune enquête, ni aucune sanction contre les auteurs de cette agression, simplement parce que les autorités congolaises méprisent le travail des journalistes », a déclaré Tshivis Tshivuadi, Secrétaire général de JED, qui en appelle aux journalistes eux-mêmes pour défendre leur liberté et leur métier.

Pour cela, et par solidarité avec leur consœur, JED demande à tous les médias de ne pas du tout relayer les revendications de ces étudiants dans leurs sessions d’informations. JED demande surtout à l’UNPC d’envisager, avec toutes les organisations professionnelles des médias, des actions d’envergures, pour dénoncer la récurrence des attaques et des agressions contre les journalistes, ainsi que le climat d’insécurité dans lequel ils travaillent désormais.

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