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« SOS Médias Burundi »

mercredi 20 janvier 2016, par SIGNIS

Bujumbura, Paris, Bruxelles, 20 janvier 2016 (SIGNIS/RSF). Un collectif spontané de journalistes burundais, SOS Média Burundi, assure la continuité de l’information dans le pays, malgré le climat de terreur généralisée et la répression contre les médias. Ses contributeurs, anonymes, témoignent de leur quotidien sur le web et les réseaux sociaux.

Cela fait maintenant huit mois que les radios burundaises ont été fermées par le pouvoir de Bujumbura et que leurs directeurs et journalistes sont pour la plupart partis en exil. Depuis, un collectif spontané de journalistes s’est créé afin de continuer à couvrir de façon anonyme les événements qui déchirent le pays. SOS Médias Burundi s’est constitué dans les 48 heures qui ont suivi la destruction des radios lors du putsch en mai 2015, et s’est depuis imposé comme une source incontournable d’information locale.

Doté d’un site Internet diffusant des reportages via Soundcloud, d’une page Facebook, et d’un compte Twitter, ce média improvisé s’est fixé une ligne éditoriale stricte. SOS Médias Burundi s’attache à donner la parole à toutes les parties, à ne publier qu’une information factuelle et vérifiée, et à éviter tout commentaire ou prise de position. Pour de nombreux médias internationaux, la plateforme de SOS Médias Burundi est devenue une vraie source d’information.

Ses journalistes, équipés de smartphones, rapportent l’information dont ils sont témoins dans les quartiers : exactions contre les civils, arrestations arbitraires, tirs d’obus, mais aussi déclarations officielles faites lors des conférences de presse. Les informations (textes et photos) sont ensuite discutées et sélectionnées avant leur publication.

Alors que le Burundi sombre dans la guerre civile et que les forces de sécurité sont devenues l’un des principaux prédateurs des libertés, l’étau ne cesse de se resserrer contre les journalistes restés sur place qui témoignent, sous couvert d’anonymat, d’arrestations arbitraires et de violences subies en détention. A la crainte de ces représailles s’ajoute une insécurité généralisée qui les dissuade de sortir de chez eux.

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