ACCUEIL >Nos actions >Monde numérique

Le rôle des réseaux sociaux dans la crise européenne des migrants

jeudi 5 novembre 2015, par SIGNIS

Londres, Bruxelles, 5 novembre 2015 (Hanover/Kemi Akindele/SIGNIS). En 2010, le monde a été témoin de la force et du pouvoir des réseaux sociaux lors du Printemps Arabe. C’était la première fois que la couverture médiatique d’une crise si importante était menée par des gens sur place, partageant des vidéos et des photos sur les réseaux sociaux.

JPEG - 4.4 ko
Kemi Akindele

En 2015, l’image marquante de la crise européenne des migrants – qui a amené l’indignation et la prise d’actions et a suscité un tollé international sur le coût humain de cette crise – a été l’image du petit garçon, étendu mort sur une plage, au début du mois de septembre. Cette image a très vite été relayée à travers les réseaux sociaux, partagée par des milliers de personnes, y compris Peter Bouckaert, le Directeur des urgences à Human Rights Watch, dont le tweet a été retweeté 2339 fois. Afin d’illustrer les manières selon lesquelles les réseaux sociaux peuvent être utilisés pour raconter l’autre côté d’une histoire, Kemi Akindele a analysé leurs usages à travers la vision des migrants, des journalistes et du grand public.

Les migrants utilisent les réseaux sociaux pour planifier, avertir et préparer

Les migrants utilisent les Smartphones et les réseaux sociaux pour les aider à cartographier leur voyage jusqu’à l’Europe, ou pour trouver où dormir et manger. En fonction de leurs besoins, différentes plateformes solidaires sont utilisées, comme Whatsapp, pour rester en contact avec les proches, les systèmes GPS et les photos pour les aider à traverser les frontières et Facebook pour participer à des discussions de groupe qui contiennent des conseils sur quoi, qui et où éviter lors du long périple vers le Nord.

Les journalistes utilisent les images, les textes et les vidéos pour décrire le sort des migrants

Les journalistes qui écrivent sur la crise migratoire ne restent pas cantonnés à Twitter, ils utilisent les « likes » d’Instagram et Snapchat pour illustrer l’impact humain de la crise.
Eleanor Beardsley, de NPR, a régulièrement posté sur son compte Instagram des images des gares de Budapest ou Vienne, illustrant la vie des refugiés bloqués à l’intérieur des gares.
BBC Panorama a documenté la crise via Snapchat. Dirigé par Ravin Sampat, de BBC Current Affairs, le compte bbcpanorama a diffusé des photos et des vidéos durant une couverture d’une semaine, qui s’est terminé le 14 septembre. Les utilisateurs de Snapchat ont pu voir ces posts pendant 24heures avant qu’ils ne disparaissent.

Le public utilise le numérique pour galvaniser le soutien des citoyens à travers l’Europe

De pétitions en ligne à un groupe Facebook du style d’AirBnB pour que les gens puissent partager leurs logements avec des réfugiés, les réseaux sociaux ont unis les gens à travers la Grande-Bretagne et l’Europe pour soutenir les migrants. Le hashtag #refugeeswelcome faisait partie des plus populaires sur Twitter au début du mois de septembre – avec plus de 100.000 tweets. Le but était de mettre la pression sur les politiciens afin qu’ils prennent des actions.

La nature des réseaux sociaux à aider les populations en crise, galvaniser le soutien du public et informer sur les besoins en temps réel fait qu’ils vont continuer à jouer un rôle significatif dans les crises humanitaires, même si l’impact à long terme sur la crise des migrants doit encore être analysé.

On lit désormais les informations d’une nouvelle manière grâce aux réseaux sociaux, particulièrement grâce à Twitter, devenu une source nécessaire pour les dernières nouvelles.

Abonnez-vous à notre Newsletter
SIGNIS in the world
Choose your organization in the world.

Adds