ACCUEIL >Nos actions >Monde numérique

Lutter contre les discours de haine en ligne et la radicalisation des jeunes

vendredi 17 juin 2016, par SIGNIS

Bonn, 17 juin 2016 (Unesco). L’Unesco, en partenariat avec la Commission nationale allemande pour l’Unesco, a organisé une session sur « la lutte contre les discours de haine en ligne et la radicalisation des jeunes » à Bonn (Allemagne), le 14 juin dernier, dans le cadre du Global media Forum de Deutsche Welle, qui a commencé lundi.

Le débat était modéré par Albana Shala, du Programme international de l’Unesco pour le développement de la communication (IPDC) et comprenait des experts reconnus tels que Divina Frau-Meigs, Professeur à l’Université de Paris 3-Sorbonne nouvelle en France, Duygu Ozkan, journaliste à Die Presse et membre du Conseil de la presse autrichienne, Amukelani Mayimele, directrice exécutive de ZAYRAH, une agence de développement menée par des jeunes en Afrique du Sud et Brandon Oelofse, formateur senior et coordinateur au Centre de formation hollandais de radio (RNTC). Les conférenciers ont partagés leurs bonnes pratiques, ont souligné les manques actuels et ont exploré des solutions pour améliorer.

La liberté d’expression est un droit de l’homme universel, un fondement pour la paix et un développement durable et une valeur sociétale clé. Les technologies numériques ont ouvert de nouvelles avenues pour la liberté d’expression, offrant de nouvelles opportunités pour produire, consommer et partager des contenus. Elles ont aussi, cependant, facilité la propagation de discours de haine, de propagande extrémiste et de recrutement pour le terrorisme et la radicalisation, menant certaines personnes à plaider pour des réponses légales et régulatrices sévères. Mais lutter contre ces maux ne devrait pas être aux dépends de la liberté d’expression.

Selon les principes de Camden et le Plan d’Action de Rabat, les médias libres et indépendants peuvent jouer un rôle critique dans la lutte contre la discrimination et la promotion d’une compréhension interculturelle. De plus en plus, les organisations de médias et Internet – surtout les réseaux sociaux et les engins de recherches – sont appelés à modérer le contenu des utilisateurs en plus du contenu produit par leurs journalistes. En même temps, l’attention a été mise sur les jeunes puisqu’ils sont particulièrement vulnérables face à la radicalisation mais en même temps sont capables de lutter contre elle, quand ils ont les bons outils et les bonnes connaissances.

Dans ce contexte, voilà les questions principales qui ont été discutées durant le débat :

  • Comment les mécanismes d’autorégulation d’un média et son code professionnel d’éthique peuvent-ils être adapté aux défis du monde numérique ?
  • Quelles pratiques utilisent les organisations de médias et Internet pour identifier et modérer le contenu extrémiste ou haineux généré par les utilisateurs ?
  • Quel est le rôle de l’éducation aux médias et à l’information dans l’autonomisation des jeunes à devenir des citoyens numériques ?
Abonnez-vous à notre Newsletter
SIGNIS in the world
Choose your organization in the world.

Adds