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La téléréalité s’intéresse aux vocations religieuses

mardi 26 janvier 2016, par SIGNIS

Bruxelles, 26 janvier 2016 (Cathobel/SIGNIS/TéléStar). Depuis de nombreuses années, les sœurs religieuses sont présentes dans la culture populaire. Dans les années ’60 déjà, Sœur Sourire, une religieuse dominicaine, dominait les tops musicaux internationaux grâce à sa chanson « Dominique ». En 2008, Stijn Coninx, qui avait déjà réalisé le biopic sur l’Abbé Daens, réalise un film biographique sur la jeune sœur belge. En 2014, sœur Christina participait à la version italienne de l’émission The Voice, et remporte la saison. La même année, la chaîne américaine Lifetime proposait un nouveau programme de téléréalité « The Sisterhood : becoming nuns ». Dans quelques semaines, une version espagnole sera diffusée.

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Soeur Christina

Lors de sa diffusion aux États-Unis, l’émission qui suit cinq jeunes filles désirant devenir religieuses, a amené de nombreuses polémiques. La place de la religion est-elle dans une téléréalité ? Les jeunes filles voulaient-elles réellement se consacrer à Dieu, ou recherchaient-elles de la visibilité ? D’autres encore s’étonnaient des profils des jeunes filles : l’une d’elle était membre d’un groupe de country, une autre était une ancienne reine de beauté, une autre encore était passionnée de comédie musicale…A toutes ces critiques, la responsable du programme, Mary Donahue s’était confiée à Fox news « J’espère que les téléspectateurs vont mieux comprendre ce que cela signifie d’être engagée de cette façon en tant que sœur. J’espère qu’ils respecteront profondément le travail que font ces femmes ».

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Les 5 jeunes Américaines

Fin février, ce sera à la chaîne de télévision espagnole Cuatro de diffuser une version de l’émission, sous le nom : « Quiero ser monja » (Je veux devenir religieuse). Trois couvents, dont un ordre fermé, ont accepté de participer à cette émission. Mariano Blanco, directeur de production des programmes de la Cuatro, a indiqué vouloir initier de la sorte « un débat très sain au sujet de la vocation religieuse. » « Les congrégations religieuses reconnaissent que cela peut être d’une grande utilité si cela permet d’augmenter le nombre de personnes qui expriment leur vocation religieuse », a-t-il affirmé.

Les jeunes femmes seront réparties sur trois couvents à Madrid, Grenade et Alicante et prendront part à la vie quotidienne des moniales avec leur charisme particulier. Comme par exemple une crèche avec des centaines d’enfants pour l’une et une mission dans la jungle bolivienne pour une autre. A la fin de la série, les femmes devront décider si elles veulent consacrer leur vie à Dieu ou si elles préfèrent suivre leur foi en tant que laïcs. A quelques semaines de la première diffusion, la question de la véracité de la démarche de ces filles se pose, comme elle s’était posée pour les Américaines. Selon Mariano Blanco, cela ne fait aucun doute : « Les cinq protagonistes ont été sélectionnées en fonction de l’appel de Dieu qu’elles ont entendu et de leur intention d’être religieuses », assure-t-il. Précisant également qu’il s’agissait de filles tout à fait « normales », pas du tout en marge de la société.

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