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Prêt(re) pour se donner

vendredi 12 octobre 2012, par SIGNIS France

(de Véronique Bréchot, France, 2012)

Lyon, 12 octobre 2012 (Signis France) - Qui sont les jeunes gens qui se préparent aujourd’hui à devenir prêtre ? Un documentaire très juste de Véronique Bréchot au séminaire de Lille.

La vie au séminaire a souvent été une source romanesque exploitée par la littérature et le cinéma. Mais pour le grand public, c’est une histoire du passé, un peu étrange, et pour les communautés catholiques, qui vient durement la chute des vocations, une source d’interrogations.

Prêt(re) pour se donner est un documentaire de 52 minutes réalisé à la demande du séminaire de Lille. Il souhaitait montrer une image plus dynamique et positive de la vie au séminaire, et de ces jeunes gens qui passent quelques années en vue de se consacrer à la prêtrise.

C’est Véronique Bréchot qui a été chargé de réaliser ce film, en suivant le quotidien au séminaire de Lille. Cette jeune femme dynamique a déjà réalisé des documentaires sur l’engagement dans la foi. Elle collabore régulièrement aux émissions du Jour du Seigneur, et travaille régulièrement avec le cinéaste Costa-Gavras, notamment pour son film, Le Capital, qui sort en salle le 14 novembre prochain. Véronique Bréchot est aussi membre d’Anuncio et de Signis France.

Ce documentaire met en avant l’importance de la relation à Dieu dans cette démarche particulière du don de soi. On suit le quotidien de jeunes gens traversés par un appel et confrontés au monde d’actuel. Le mot de la fin revient à l’un de ces séminaristes, Richard : "Si j’avais vu ce film avant d’entrer au séminaire, cela m’aurait rassuré, j’y serai venu plus vite !"

Pour voir quelques images de ce film :

http://www.seminaire-lille.fr/page-10637.html

Pour commander le DVD :

Séminaire de Lille

Service communication DVD

74 rue Hippolyte Lefebvre

59000 Lille

et contact.seminaire@seminaire-lille.fr

Pour complèter la découverte de ce documentaire, nous avons posé quelques questions à la réalisatrice Véronique Bréchot.

Quelles ont été vos premières impressions en entrant dans un séminaire ?

Que j’avais une chance unique ! Qu’une jeune femme puisse vivre le quotidien des séminaristes aujourd’hui, c’est impensable ! En entrant et découvrant la vie des séminaristes, je me suis approchée au plus près du cœur de mon film, de la radicalité de la vie de ces hommes... C’est ce que j’ai voulu montrer avec la camera.
En vivant avec eux je me suis aperçue qu’on ne savait pas grand chose de ce qu’ils vivaient, je savais ce qu’était un séminariste mais je ne savais pas comment se déroulait leur formation, la réalité de leur vie de tous les jours...
J’ai constaté à quel point leur vie était équilibrée entre les temps de prières, les études, la vie de communauté, la vie en paroisse.
La vie du futur prêtre est très riche : de rencontres, d’apprentissages et de croissance dans la vie spirituelle... La suivre n’a pas été de tout repos !

Quelles ont été les contraintes du tournage ?

Les contraintes sont devenues finalement des atouts pour le film. La première contrainte était que si je devais découvrir le quotidien des séminaristes, cela allait prendre du temps. C’est un tournage qui a eu lieu sur la durée, près de 4 mois. J’ai rencontré tout d’abord les séminaristes en janvier, sans caméra. L’idée était de les connaitre, qu’ils me parlent de leurs vocations, de leurs vies au séminaire, de leurs attentes. Des 40 séminaristes, j’ai dû choisir 5 personnes qui me semblaient les plus justes pour incarner les différents profils de séminaristes. Après avoir fait mon choix, j’ai dû choisir des moments particuliers qui me semblaient opportuns pour le film, que cela soit la vie au séminaire ou en paroisse. Le séminaire de Lille forme des hommes de 8 dioceses, il fallait donc que le film montre cette diversité, la mission en ville et en milieu rural.
De plus il fallait que chaque séminariste choisit puisse oublier la caméra pour être le plus naturel possible, et que les gens que nous allions rencontrer lors de leur vie en paroisse acceptent de vivre ce temps particulier avec une caméra.

Comment filmer la foi d’une personne sans déranger son intimité ?

Filmer la foi d’une personne n’est pas évident, car c’est quelque chose de très intime, de très personnel. Il faut faire preuve de beaucoup de confiance.
Il y a eu un véritable temps de rencontre avec les séminaristes que j’ai suivi. Nous devions nous connaître les uns, les autres pour que la confiance s’installe et ne pas avoir de barrières au moment du tournage. Les temps de prière étaient les moments les plus difficiles pour moi à filmer. Il faut se faire tout petit avec la caméra, presque invisible si nous voulons nous approcher au plus près de ce qui se passe dans le cœur de la personne filmée. Trouver le bon axe de prises de vue, et avoir une image dont la beauté transparaît.
Filmer la foi, signifie filmer le cœur à cœur avec Dieu. Nous avons beaucoup d’interviews qui ont été faites sur le sujet, les séminaristes parlent de leur appel face à la caméra. Mais le moment qui me semble le plus juste dans le film est le temps d’oraison, c’est à dire de prière silencieuse, de Charles dans la chapelle du presbytère à Dunkerque.
Les mots ne sont passez forts pour exprimer ce qui se passe dans les cœurs.

Que vous a apporté cette rencontre ?

Cette rencontre avec les séminaristes m’a apporté beaucoup de joie. J’ai été particulièrement touchée par l’audace du supérieur du séminaire d’avoir voulu se lancer dans un tel projet. Un projet qui a pris du temps mais où j’ai rencontré une église vivante, avec des hommes de leur temps, qui se posent des questions, qui ont reçus un vrai appel à suivre le christ. Et j’ai pu aussi voir des séminaristes entourés, par les formateurs mais aussi par les paroissiens de la ville où ils sont envoyés. Vivre les diverses étapes jusqu’à l’ordination au plus près de chacun a été une grande chance. J’ai l’impression de mieux connaitre mes prêtres et mon Eglise après ce film ! J’ai vu une diversité de l’église tout au long de mes tournages, et cela me donne beaucoup de confiance dans l’avenir.

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