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Aurore

Aurore

(de Blandine Lenoir. France, 2016, 1h29, avec Agnès Jaoui, Pascale Arbillot, Thibault de Montalembert ) 26 avril 2017 (Magali Van Reeth) – Une comédie fine qui ose affronter un sujet original, celui du vieillissement des femmes, portée par le charme lumineux d'Agnès Jaoui. L'un des gros désagrément de l'acte de vieillir est de réaliser que le corps n'est plus en phase avec la tête. Les rides et les cheveux gris apparaissent alors que, la plupart du temps, on a l'impression d'avoir toujours 25 ans "en-dedans". Le regard des autres, les transformations physiques, le déroulement de la vie, tout est pourtant là pour nous ramener à la réalité... Chez Aurore, tout se concentre pour lui rappeler son âge : elle a des bouffées de chaleur, ses deux filles sont devenues adultes, avec des problèmes et des désirs d'adultes, elle perd son travail parce qu'elle ne correspond plus aux exigences de son nouveau et jeune patron et la réunion des anciens du lycée lui apparaît comme une idée déprimante au possible. La réalisatrice Blandine Lenoir a choisi comme personnage principal une femme de cinquante ans, empêtrée dans des problèmes quotidiens qu'elle ne sait plus gérer, où l'émotion rend parfois beaucoup de place sans qu'Aurore comprenne bien pourquoi. Cette femme en plein bouleversement, physique et affectif, c'est Agnès Jaoui, célèbre actrice française qui ne craint pas de jouer ce rôle de femme ménopausée avec beaucoup de sincérité. La maturité lui va bien et elle illumine le film de son charme et de son sourire. Le ton est à la comédie car vieillir n'est pas un drame et le film est d'abord une célébration de l'ordinaire, de l'acceptation du changement physique, de la force et de la grâce des ses femmes que les changements hormonaux bouleversent mais ne détruisent pas. Il y a de jolies scènes, dont celle avec la conseillère d'orientation professionnelle qui ne finit jamais ses phrases, ou le brossage de dents familial. Il y a des larmes et des fou-rires mais Aurore, qui a encore tellement envie de vivre, pourra étancher sa soif d'amour autrement qu'en serrant un petit-fils dans ses bras. La réalisatrice donne aussi la parole à Françoise Héritier, anthropologue qui a beaucoup travaillé la question des stéréotypes féminins et qui montre que l'image de la femme, à travers les différentes civilisations et les différentes époques, est très liée à ses capacités reproductrices et aux traditions culturelles. Aux femmes devenues stériles, au mieux de leur capacités intellectuelles et encore pleines d'enthousiasme pour les délices de la vie, Blandine Lenoir offre un joli film porteur de multiples espérances. Magali Van Reeth
Le film japonais “Satoshi: A Move for Tomorrow” vainqueur du prix SIGNIS au festival de Hong Kong 2017

Le film japonais “Satoshi: A Move for Tomorrow” vainqueur du prix SIGNIS au festival de Hong Kong 2017

Hong Kong, 25 avril 2017 (SIGNIS). Lors de la 41ème édition du festival international de Hong Kong (HKIFF), le prix SIGNIS a été attribué au film japonais Satoshi: A Move for Tomorrow, de Mori Yoshitaka. Le jury a primé ce film « pour sa description saisissante d’un ‘héro tragique’ contemporain. Le film offre une réflexion sur la signification de la vie : au-delà des gains matériels, il y a l’amour et la passion. » Le jury a également félicité l’organisation du festival, pour avoir sélectionné des films d’une grande variété et de qualité remarquable. C’est pourquoi, le jury a également remis une mention spéciale au film The Teacher de Jan Hrebejk (Slovaquie/République tchèque) :  « Pour avoir parfaitement représenté l’exploitation faite par un professeur d’école secondaire  sur ses élèves et leurs parents. Une réflexion réaliste de notre société, ce film nous fait réfléchir à la manière avec laquelle nous faisons face au conflit et à l’injustice sous différents systèmes politiques, pour que nous puissions vivre nos vies avec dignité. » SIGNIS remet un prix au HKIFF depuis 2004, en collaboration avec SIGNIS Hong Kong. Le révérend Michael Yeung, évêque coadjuteur de Hong Kong, a remis le trophée lors d’une cérémonie de gala, ce 23 avril 2017. Le jury SIGNIS était composé de Peter Malone (Australie), Francisco Lio (Macao) et Andy Tang (Hong Kong).