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Droits de l'homme

Facebook lutte contre les fake news au Kenya

Facebook lutte contre les fake news au Kenya

Nairobi, 4 aout 2017 (Africanews). Le réseau social Facebook vient de mettre à la disposition des Kényans un outil pour détecter les fausses informations partagées sur sa plateforme, dans le cadre des élections au Kenya prévues le 9 août. Il s’agit d’un ensemble de 10 conseils auxquels devraient se fier les utilisateurs Facebook pour détecter les informations mensongères. Ces conseils publiés en anglais et en swahili apparaîtront au-dessus de la News Feed et incluront entre autres l’inspection approfondie des URL, la vérification des dates et des photos, et l‘étude des sources d’une histoire. Ajouté à cela, Facebook prévoit, en partenariat avec WhatsApp, de mener une campagne publicitaire dans la presse nationale et les stations de radio, toujours pour informer les Kényans des moyens de distinguer les fausses informations. “Nous prenons sérieusement en compte les fausses informations parce que les gens veulent voir des informations précises sur Facebook”, a déclaré Ebele Okobi, directeur de la politique pour Facebook Africa. Facebook déploie sa fonctionnalité à un moment où les “fake news” constituent une préoccupation majeure dans les élections kényanes. Les réseaux sociaux, notamment Facebook et WhatsApp sont devenus des moyens privilégiés pour la désinformation et la propagande en vue d’influencer l’opinion publique. Au Kenya, 7,1 millions de personnes utilisent Facebook et 30 millions de Kényans sont connectés à internet.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les journalistes doivent se tenir loin des urnes

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les journalistes doivent se tenir loin des urnes

Port Moresby, 25 juillet 2017 (RSF). Des entraves à la liberté de la presse ont été constatées pendant la période des élections nationales en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui se sont tenues du 24 juin au 8 juillet 2017. Reporters sans Frontières condamne ces multiples violations, qui ont notamment abouti à une action en justice contre le blogueur Martyn Namorong. La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un pays dont on parle rarement dans nos régions. Le pays n’est pas réputé pour ses manquements à la liberté de la presse (il est classé à la 51ème place sur 180 pays dans le Classement mondial pour la liberté de la presse 2017 établi par RSF), pourtant, récemment, ce pays du pacifique a fait parler de lui. En effet, la période électorale qui vient de se dérouler en Papouasie-Nouvelle-Guinée a été caractérisée par une série de violations de la liberté d’informer. Des journalistes ont été repoussés par la police et la commission électorale, alors qu’ils prévoyaient de couvrir les élections dans la province de Madang. Dans la capitale, à Port Moresby, les médias n’ont pas été autorisés à enregistrer ou prendre des photos dans la principale salle de dépouillement de la ville. En dehors de la presse, de multiples articles et posts sur les réseaux sociaux ont également fait état d’achats de voix et de recrudescence de la violence. Plusieurs journalistes-citoyens ont par ailleurs fait l’objet d’inquiétantes mesures de la part des autorités. Le cas le plus emblématique est celui de Martyn Namorong. Suite à un post critique sur un commissaire électoral, le blogueur Martyn Namorong a reçu un ordre provenant de la Cour de Waigani lui interdisant de diffuser à nouveau sur les réseaux sociaux des messages jugés diffamatoires. « Il est du devoir des journalistes et des journalistes-citoyens d’informer la population sur les dysfonctionnements constatés lors d’un processus électoral », rappelle Reporters sans frontières. « Martyn Namorong n’a commis aucun délit, la justice et les autorités doivent le reconnaître et lever la censure qui lui a été imposée », déclare encore l’organisation internationale de défense de la liberté d’informer. « Un pays ne peut se revendiquer démocratique avec la simple tenue d’élections. Il doit également respecter et protéger la liberté de la presse, véritable pilier de toute démocratie. » L’avocate de Martyn Namorong, Christine Copland, a précisé que son client n’avait pas été invité à s’exprimer lorsque l’ordre de censure a été prononcé, le blogueur n’ayant pas pu être localisé à temps, selon le personnel judiciaire. Martyn Namorong a réagi à cette décision de la Cour en postant sur les réseaux sociaux une photo de lui bâillonné, les yeux bandés. A la veille d’une nouvelle audition devant la cour, prévue aujourd’hui, 25 juillet, le blogueur papouasien a fait une allusion ironique aux accusations portées contre lui en se décrivant dans un tweet « frais comme un concombre ».