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L’archidiocèse de Lomé forme les agents pastoraux sur les médias sociaux

L’archidiocèse de Lomé forme les agents pastoraux sur les médias sociaux

Lomé, 8 mai 2018 (Charles Ayetan). Au Togo, l’archidiocèse de Lomé encourage les agents pastoraux à l’utilisation massive et responsable des médias sociaux en faveur de l’évangélisation. Il a entrepris une série d’initiatives dans ce sens. Le diocèse de Lomé compte faire de ses agents pastoraux de fins connaisseurs des médias sociaux. Pour ce faire, il a organisé une formation qui a réuni une trentaine de délégués paroissiaux autour du thème « les médias sociaux au service de la nouvelle évangélisation ». Sœur Gertrude Johnson est l’une des initiatrices de ce projet. Religieuse de l’Institut des sœurs Notre-Dame de l’Église, elle est engagée dans les médias catholiques depuis des décennies, elle préside également le Conseil diocésain catholique pour les communications sociales. « Cette formation vise à initier et à renforcer les communicateurs catholiques sur la place, le rôle et l’utilisation judicieuse des médias sociaux afin de contribuer à l’évangélisation », a-t-elle expliqué. Investir les réseaux sociaux « J’anime les réseaux sociaux, notamment la page Facebook de ma paroisse, confie Cindy Jondoh. Souvent nous publions des informations sur la vie de la paroisse. Les grands événements sont diffusés en direct sur nos pages sur lesquelles nous partageons aussi des informations du Vatican News et autres médias ». En venant à cette formation, ce community-manager de la paroisse St Augustin d’Amoutivé, dans le centre de Lomé, souhaite « acquérir des techniques pour améliorer les productions écrites, audio-visuelles ». « De plus en plus, les réseaux sociaux font partie de nos vies et changent nos comportements », constate quant à lui Christian Barrigah, chargé des programmes et des réseaux sociaux à Radio Maria Togo. Ce grand utilisateur du Web a partagé l’expérience de sa radio très présente sur le Web : « les réseaux et médias sociaux représentent des moyens d’échange et de motivation très puissants et les agents pastoraux doivent redoubler d’ardeur pour que dans trois ou cinq ans l’Église au Togo soit beaucoup plus présente ». « Bien que plusieurs paroisses du diocèse aient déjà des pages sur les réseaux sociaux, il y a une carence dans la gestion et la production de contenus», analyse encore Barrigah. Divers autres modules de formation ont été présentés tels que : « Concept, fonctionnement et utilisation des médias sociaux dans un contexte d’évangélisation », par Charles Ayetan, journaliste à Présence Chrétienne et critique de cinéma ; « Ecriture journalistique et mutations : écrire pour le web », par Sylvestre Amévi Dabla, journaliste et consultant en communication ; « Initiation aux pratiques multimédias : contenus enrichis (texte, son et image) », par Noël Tadegnon, journaliste multimédia et correspondant de l’Agence Reuters. Au cours de cet atelier, il y a eu des exercices pratiques et des travaux en ateliers afin de réfléchir à « quels types de contenus médiatiques pour l’Eglise et la société aujourd’hui » ? Un usage responsable des médias Les participants ont également été sensibilisés sur les Fake news (fausses nouvelles) qui envahissent les réseaux sociaux, un thème abordé par le pape François dans son message pour la 52e journée mondiale pour les communications sociales qui sera célébrée le 13 mai. Le clergé togolais a, par ailleurs, réfléchi sur l’usage des réseaux sociaux lors de sa session de Carême tenue mi-février. Pendant cette rencontre, les prêtres ont relevé la nécessité d’utiliser les réseaux sociaux comme moyens d’évangélisation. « Aujourd’hui, nous connaissons les lieux privilégiés de nos rencontres : les réseaux sociaux », a, pour sa part, noté la Conférence des évêques du Togo dans une lettre pastorale publiée en décembre 2017 sur l’évangélisation par les médias. Dans cette lettre, les évêques ont appelé à un usage responsable des réseaux sociaux pour annoncer la Bonne nouvelle.  
Les enfants, premières victimes des méandres du numérique

Les enfants, premières victimes des méandres du numérique

Rome, 8 fébrier 2018 (Delphine Allaire/Vaticannews). À l'occasion de la «Journée pour un Internet plus sûr» (Safer Internet Day) instaurée en 2004, l’Unicef a appelé à l’adoption de mesures urgentes pour protéger l’empreinte numérique des enfants. Une prévention en parfaite résonnance avec celle que le Pape François distille depuis cinq ans. Le respect de la vie privée, la diffamation, la pédophilie et la pornographie: les enfants sont aujourd’hui les premières victimes de ces quatre plaies numériques.   En cette journée pour « un Internet plus sûr », le Pape a donc dédié son tweet journalier aux menaces virtuelles qui planent sur les enfants: «Nous sommes tous appelés à nous engager pour protéger les enfants dans le monde numérique». 1 internaute sur 3 est un enfant D’après les chiffres de l’Unicef parus le 6 février, plus de 175 000 enfants se connectent à Internet pour la première fois chaque jour – soit un enfant toutes les demi-secondes. Un internaute sur trois est un enfant, s'est alarmée l’organisation. « Il suffit d’un simple clic sur un lien pour qu’un enfant, quelque part, crée une trace numérique que ceux qui ne prennent pas nécessairement en compte l'intérêt supérieur de l'enfant peuvent suivre et potentiellement exploiter », a relevé Laurence Chandy, directeur des données, de la recherche et des politiques de l'UNICEF. D’où la responsabilité des entreprises à faire progresser l'élaboration de normes éthiques en matière de protection des données et de vie privée.     Une préoccupation du Pape François Les dangers du monde numérique ont été, à de multiples reprises, mentionnés dans l’encyclique Laudato Si’ du Pape François, lequel, tout en soulignant les fabuleuses potentialités que ces horizons nouveaux pouvaient représenter,  en actait également leur caractère « superficiel ». Avec l’irruption du numérique et sa révolution technologique sous-jacente, « les gens ne semblent plus croire en un avenir heureux, ils ne mettent pas aveuglément leur confiance dans un lendemain meilleur à partir des conditions actuelles du monde et des capacités techniques », constatait le Saint-Père dans Laudato Si’. « L’accumulation des nouveautés continuelles consacre une fugacité qui nous mène à la surface des choses. Il devient difficile de retrouver la profondeur de la vie. Ne nous résignons pas à cela, et ne renonçons pas à nous interroger sur les fins et sur le sens de toute chose », poursuivait-il, insistant beaucoup sur la « non-neutralité » de la science et de la technologie.   La dignité des mineurs en question à Rome La dignité des mineurs dans le monde numérique avait déjà fait l’objet d’un congrès en octobre 2017 à l’université grégorienne de Rome. Le Pape avait alors évoqué les « 800 millions de mineurs naviguant en ligne», se référant aux phénomènes déferlant sur le web ou sur le dark net, tels «la diffusion d’images pornographiques, le sexting, le harcèlement, le racolage sexuel des mineurs», ainsi que les crimes comme «le trafic des personnes en ligne ou la prostitution ». Face au développement de la culture numérique, porteuse de vrais risques, outre ses apports notables, François a jugé nécessaire, lors de ce colloque, de développer une approche interdisciplinaire qui fixe le cadre d’une évolution législative. Seule celle-ci peut garantir « la protection de la dignité des jeunes, leur saine croissance, leur joie et leur espérance ».