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Cinéma
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Les films pour les jeunes et les stéréotypes de genres

Madrid, Bruxelles, 4 février 2016 (RedJOVEN/SIGNIS-ALC/SIGNIS). Une enquête réalisée par l’Université de Salamanca (Espagne), a démontré que les films espagnols contemporains conçus pour un public d’adolescents et joués par des jeunes, reproduisent une image inégale des genres. Les rôles réservés aux femmes et aux hommes sont très différents et contribuent à perpétuer des vues stéréotypées qui, selon les spécialistes, sont à la racine de la violence de genre.

Les rôles principaux sont généralement réservés aux hommes, des personnages actifs avec des objectifs clairs, non seulement en ce qui concerne l’amour, mais aussi le milieu professionnel. Au contraire, les femmes sont présentées comme un objet de conquête, uniquement intéressées par l’amour et avec un rôle passif.

L’étude a analysé des grands succès nationaux entre 2009 et 2014 et s’est centrée sur ce que recherchaient les spectateurs adolescents à travers les acteurs et actrices très jeunes, à qui ils peuvent s’identifier.

Quatre films ont été choisis : “Fuga de cerebros” (2009) ; “Tres metros sobre el cielo” (2010) ; “Promoción fantasma” (2012), y “Perdona si te llamo amor” (2014). Ils font tous les quater partie des 10 films les plus vus lors de leur année de parution.
En se basant sur des études antérieures sur la représentation des genres dans les médias, les responsables de ce travail, publié dans la Revista Latina de Comunicaión Social, ont analysé en profondeur les personnages et leurs comportements, qui répondent généralement aux clichés de la société.

Des films analysés, celui qui montre le plus d’inégalité de genre est “Tres metros sobre el cielo”, qui est également le plus vu, avec plus d’un million de spectateurs.

La jeune fille, « Babi », est pure, « de bonne famille », belle et douce, sans but, délimitée dans des espaces privés et familiers, et est très sensuelle pour son protagoniste masculin. Lui, « H », est rebelle, actif, protecteur-conquérant, il prend des initiatives et se comporte comme un chef.

Quant à l’hyper sexualisation, bien qu’il y ait un équilibre dans l’objectivation des personnages en fonction du sexe dans les films présentés, il est important de mentionner que, en comparaison, le degré de sexualisation des filles est plus élevé et plus explicite que celui des garçons, avec la pleine nudité ou certaines parties du corps en gros plan, contre seulement quelques torses nus pour les hommes.

De plus, il faut noter également que, bien que cela n’ait pas été spécifiquement identifié par l’étude, les personnages féminins ont une apparence physique qui répond aux canons de la beauté occidentale, avec des caractéristiques telles que la féminité dans la façon de s’habiller, leurs manières, leur minceur et leur beauté.

Cela alimente la considération de la femme comme objet observé. Cela perpétue également l’idée de la minceur et de la beauté « comme des signes de prestige et de réussite sociale pour les femmes (...) ».

La question que les spécialistes considèrent comme la plus problématique est celle du mythe de l’amour romantique et de ses conséquences, liées à la violence de genre, en raison de l’idéal d’un modèle associé « à l’amour pathétique et plein de souffrance, de sacrifice personnel et de renoncements (...), de limitation de liberté, ... », que les histoires audiovisuelles montrent et qui se matérialisent dans la réalité.

SIGNIS

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