Caracas, 3 juillet 2018 (Agence Fides) – « Nous apprécions infiniment le travail du journaliste. Sa mission ne consiste pas seulement à informer mais également à mettre en évidence les valeurs humaines et transcendantes qui, dans le domaine du journalisme, devraient être mises en exergue, en particulier en fournissant des informations véridiques, opportunes avec un contenu d’espérance » : voilà ce qu’affirme le communiqué de la Conférence épiscopale du Venezuela (CEV) envoyé à l’Agence Fides, à l’occasion de la Journée nationale des Journalistes, célébrée chaque année le 27 juin au Venezuela, afin de commémorer la publication du premier journal du pays, le Correo del Orinoco.


« Célébrer la Journée du journaliste – continue le texte des Evêques – dans la situation actuelle que vit le Venezuela, constitue une invitation à manifester avec engagement et dévouement ce que cette louable profession fait au milieu des difficultés, à savoir informer. Dans l’exercice du journalisme, la voix, libre et responsable, est fondamentale pour la croissance de toute société voulant se qualifier de démocratique. La société a besoin que le droit à l’information soit respecté scrupuleusement, tout comme celui à la dignité de tout être humain impliqué dans le processus d’information ».
« Il est nécessaire – ajoutent-ils – de construire un journalisme, même durant les moments les plus difficiles, basé sur les piliers de l’amour de la vérité, du professionnalisme et du respect de la dignité humaine, un journalisme qui dépasse les slogans et les idéologies et mette toujours au centre des nouvelles la personne et sa dignité, un journalisme fait d’informations privées d’intérêts partisans et qui construisent, jour après jour, des parcours d’intégration. Dès lors, il est urgent, à tout moment, que le journalisme serve la vérité et la dignité humaine » conclut le communiqué de la CEV.
La situation sociopolitique du Venezuela, selon ce qu’indique Reporters sans frontières, est terrible. Les journalistes y sont persécutés et menacés. Il n’existe pas de chiffre exact des agressions physiques subies mais leur nombre dépasse les 500 cas au titre de 2017. Dans presque tous les cas on note la participation des forces de sécurité et de la Garde nationale bolivarienne. La Commission nationale des Télécommunications (CONATEL) continue à fermer des moyens de communication. Au cours de la seule année passée, elle a ainsi procédé à la fermeture de 41 radios et chaînes de télévision.